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La technique de la dissertationUne dissertation réussie comprend cinq points-clés. Il est important de n'en négliger aucun. Pour cela, il faut bien gérer son temps de travail afin de ne pas être pris au dépourvu. Voici quelques conseils méthodologiques pour y parvenir.
Analyser le sujetL'analyse du sujet est essentielle. Pourtant, elle est souvent négligée et la précipitation accouche fatalement d'un hors sujet. Il faut donc lire et relire le sujet afin de s'en imprégner. Cette lecture peut durer une quinzaine de minutes. On peut encadrer sur le sujet les liens logiques qui structurent l'énoncé et souligner les mots-clés afin de dégager une première articulation de la pensée. Il ne faut pas négliger les mots qui paraissent difficiles, car ils abritent souvent le coeur de la réflexion. La reformulation du sujetReformuler correctement le sujet permet d'en dégager la problématique. Il suffit souvent de reprendre les termes du sujet et de mettre celui-ci à la forme interrogative. Par exemple, la question de départ du sujet « Le lecteur participe activement à la construction du sens d'une oeuvre » pourrait être formulée ainsi : « Quel rôle le lecteur joue-t-il dans la construction d'une oeuvre, dans l'élaboration de sa signification ? Comment peut-il agir dans cette entreprise ? » Cette reformulation doit être rédigée proprement, car elle sera intégrée à l'introduction. Dégager une problématiqueLa problématique est une notion essentielle et difficile. Ce n'est pas une simple question, car elle n'admet aucune réponse péremptoire. C'est au contraire l'ensemble des problèmes que l'on peut dégager d'un énoncé et auxquels le devoir doit apporter des éléments de réponse. Cette réponse n'est pas définitive et contient au contraire des termes inconciliables. Par ailleurs, la problématique comporte, outre l'interrogation, une démarche progressive de discussion. Chaque partie du plan constitue non pas une réponse, mais un point de vue face au sujet, un angle d'étude différent. Pour dégager convenablement une problématique, il faut d'abord se demander pourquoi le problème du sujet se pose et développer des antithèses. Pourquoi le sujet ?Il faut en quelques sortes interroger le sujet avant d'y répondre. Prenons l'énoncé suivant : « Quel est le rôle des descriptions dans un roman ? ». Il s'agit de se demander si les descriptions ont véritablement un rôle, si oui lequel, si celui-ci est différent pour l'auteur et pour le destinataire, comment juger une oeuvre qui ne comporterait aucune description ou au contraire une oeuvre sans présence narrative. Choisir un planLe plan est le fil conducteur qui permet de traiter la problématique. Il découle naturellement des éléments des pistes de réflexion contenues dans la problématique. Le plan en trois parties est à privilégier. Il vaut mieux toutefois se contenter d'un plan en deux temps plutôt que de s'efforcer de rédiger une troisième partie artificielle. Le plan dialectiqueC'est le plus courant, mais attention, il ne convient que si le sujet contient une opposition. Il propose dans un premier temps une réflexion sur la thèse défendue dans le sujet, puis nuance cette thèse dans une deuxième partie et, dans un troisième temps, tente de développer une synthèse qui consiste généralement à dire qu'il est impossible de trancher entre les deux thèses (ou mieux, que l'on peut opter pour une troisième voie). C'est le fameux plan « thèse, antithèse, synthèse ». Le plan analytiqueIl convient lorsque le sujet exige des approfondissements successifs. Il permet de détailler des faits, d'envisager tous les aspects d'une problématique sans que ceux-ci s'opposent. La première partie est consacrée à l'analyse de la problématique. La deuxième aborde l'étude de ses causes et de ses motivations. La troisième traite de ses conséquences et de ses solutions. Introduire et conclureL'introduction et la conclusion sont souvent négligées. C'est une erreur, car elles constituent par définition l'entrée et la sortie du correcteur dans le devoir, donc sa première impression et sa sensation finale. Contrairement au développement, elles doivent être intégralement rédigées au brouillon afin de ne pas être pris au dépourvu dans les devoirs en temps limité. Un devoir dont la conclusion est bâclée ou, pire, un devoir sans conclusion sont en effet particulièrement mal vus par les correcteurs. L'introduction
La conclusion
Rédiger et présenterLa présentation du devoir est primordiale et pourtant souvent négligée. Il ne faut pas perdre de vue que les correcteurs corrigent des dizaines de copies et sont donc naturellement mieux disposés à s'intéresser à un devoir agréable à l'oeil. Il faut absolument aérer son devoir. Cela consiste à séparer clairement l'introduction et la conclusion du reste du développement. À l'intérieur de celui-ci, un espace marquera la transition entre les étapes de la réflexion. On peut par exemple opter pour un saut de trois lignes entre l'introduction et le développement, deux lignes entre chacune des grandes parties et une ligne entre les sous-parties. Il faut également laisser impérativement une marge conséquente au correcteur (quatre centimètres au minimum), de même qu'un espace pour les commentaires généraux en en-tête. Par ailleurs, l'écriture doit être soignée et l'usage de l'effaceur... discret. |
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